Ma quête pour le tombeau de Yevgeny Zamyatin (originale)

L’été dernière, j’ai créé une liste des choses que j’ai voulu faire pendant mes vacances avant j’ai commencé l’université. Je n’ai fait qu’une : j’ai lu un roman russe.

En décidant quel roman russe je lirais, je n’ai pas voulu lire un que je connaissais déjà, donc j’ai demandé Google « top 10 romans russe ». C’était à cause de cela que j’ai découvert « We » ou « Nous » par Yevgeny Zamyatin, le premier roman dystopique et également l’inspiration de « 1984 » et « Brave New World ».

J’étais fascinée par ce roman, mais ce n’était pas jusqu’à j’ai décidé rechercher son écrivain à hasard que je me suis rendue compte comment superbe « Nous » est.

Quand on pense aux russes connus, c’est toujours Lenin, Stalin, Anastasia, Rasputin, Pushkin, et Tolstoy. Jamais à Yevgeny Zamyatin. Pourtant, je trouve qu’il est la manifestation de l’humain être et notre défi faire bon.

En bref, Yevgeny Zamyatin était né en Russie pendant le règne de la monarchie. Il vivait pendant la faim des russes et voyait les souffrances injustes avec ses propres yeux. Il a cru que le communisme était la solution pour la détresse de la russe et donc il s’est inscrit à la partie bolchevik. Il écrivait pour leurs journaux en propageant leur rhétorique, et enfin en 1917 – il y a 100 années – la partie bolchevik a réussi, et la monarchie était détruite.

Yevgeny était enthousiaste ; tous qu’il avait lutté s’étaient réalisés. Pourtant, les années ont passé, et il s’est rendu compte qu’en fait, les promesses des bolcheviks, des communistes ne se réaliseraient jamais. La cause pour ce dont il avait lutté, la foi qu’il avait possédée, cela était tout en vain. Qu’est-ce qu’il pouvait faire ?

Il a lutté pour ce qu’il croyait être juste. A nouveau, il s’est levé contre l’injuste. Il a commencé écrire encore, mais cette fois contre le communisme. Il était menacé par l’état, mais il continuait. Il était interdit de publier ses pensées, mais il continuait. Il était interdit d’écrire…et il a écrit un roman à propos d’un homme qui vit dans un parfait monde en verre qui croit à son régime et qui est loyal à son pays – jusqu’il commence à constater les fissures.

J’admire Yevgeny Zamyatin. Ce n’est pas facile avouer quand on a tort et non plus se battre pour ce qu’on croit être droit. Ça c’est surtout le cas quand on est face à face avec un régime effrayant, quand sa vie est menacée, mais malgré cela, Yevgeny a envoyé son roman en secret contre la volonté de l’état à New York où il était publié et propagé partout le monde anglophone. Encouragé par cela, il l’a publié en russe en Union soviétique où il était partagé main à main — encore contre la volonté de l’état.

Quel courage il devait posséder pour en faire ! Moi, est-ce que je pouvais faire quelque chose pareil ? Pouvez-vous ?

Après il avait publié « Nous » il commençait recevoir plus en plus menace. Personne ne publierait plus ses œuvres en Union soviétique. Pour préserver les vies de lui-même et sa femme, il a écrit Staline en le priant le permettre déménager de Union soviétique pour qu’il puisse écrire et vivre en paix. Sur le conseil de Maxime Gorki, Staline l’a permis y quitter en 1931 pour s’installer à Paris.

Ce n’était que six ans plus tard que à l’âge de 53 ans il est mort dans la pauvreté à cause d’une angine de poitrine.

Il a mérité davantage. Cet homme qui ne cessait jamais à lutter même sous peine de mort qui maintenant n’est guère souvenu par personne a mérité mieux.

C’était avec ces pensées dans ma tête et cette profonde admiration dans mon cœur que j’ai entrepris hier de trouver le tombeau de Yevgeny Zamyatin. Après quelques recherches, j’ai appris qu’il était enterré au cimetière de Thiais, juste sud de Paris. J’ai pris deux lignes du métro et un tram pour y aller, mais après près d’une heure et demi j’y suis bien arrivée.

Les cimetières en Europe ne sont pas pareil à ceux que je connais aux États-Unis. Comme tout en France, les tombeaux sont plus proche, cependant au même temps plus grands. J’ai constaté qu’il y avait plusieurs placards en pierre sur les tombeaux plus récents desquels les mots comme « regrets, » « remords, » « à notre chère enfant, » « à mon mari, » et les sentiments pareils étaient gravés.

Je savais que Yevgeny Zamyatin était enterré dans le 21ère section dans la 5eme file. Pourtant, j’avais aucune idée quel tombeau était le sien. Quand je suis arrivée au cimetière, j’ai aussitôt appris que les files n’étaient pas marqués. Soigneusement, j’ai visité chaque tombeau furtivement cherchant les noms. Cela a pris beaucoup de temps, et finalement, j’ai décidé chercher un emploi pour m’aider.

Comme il était dimanche, le bureau était fermé, et je ne pouvais pas demander quelqu’un qui aurait pu m’aider sans souci, donc j’ai demandé un agent de sécurité. Comment bizarre j’ai dû apparaitre ! Voilà : une américaine venue à Paris pour chercher le tombeau d’un écrivain russe sur une dimanche dans la chaleur de plus que 90 degrés fahrenheit. Quelle image !

L’homme ne pouvait que me diriger à la 5eme file qui était, comme je me suis rendue compte sur mon retour-là, une que j’avais déjà cherchée. Dépit ça, au moins je savais avec certitude absolue que je cherchais en fait la correcte file.

Encore – soigneusement, furtivement – j’ai regardé chaque des douzaines tombeaux de la 5eme file. Malheureusement, sans réussite.

Quelques tombeaux étaient si mal-soigné que je ne pouvais pas les lire. J’ai cru que je l’avais trouvé quand j’ai aperçu un avec quelques des lettres de son nom. Puisqu’il était couvert en mousse, j’ai hâté de le débarrasser. Mes espoirs ont tombé quand j’ai vu plutôt le nom « Nicolette » à peine visible sur le vieux tombeau. Il y avait aussi un autre tombeau presque complètement détruit par des vandales. J’espère que celui-là n’était pas le sien.

Enfin, j’ai échoué dans ma quête. Je n’ai pas trouvé le tombeau de Yevgeny Zamyatin. J’ai recherché sur ligne plus tard pour essayer de découvrir davantage. J’ai découvert qu’il était en fait enterré sous le nom « Eugene Zamiatine, » mais quand même, je ne crois pas que j’ai vu ce nom sur les tombeaux non plus. Probablement, je l’ai passé, son nom trop floué sur un des vieux tombeaux comme même dans son mort il reste parmi les inconnus.

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Le plan de cimetière

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Les présentoirs

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Les présentoirs

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Le tombeau detruit

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La 21ère division

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Un tombeau volé

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